Lord Demon, un livre qui vous continuez à lire pendant des heures.

Lord Demon

Après l’assassinat de son fidèle serviteur et ami O’Keefe, Kai Wren, le Souffleur de Verre, décide de quitter son immense domaine confiné dans une bouteille. Il possède en effet le pouvoir de créer de vastes mondes dans une simple fiole. Déterminer à retrouver les commanditaires du meurtre de son ami, il va très vite réaliser que malgré les siècles qui se sont écoulés depuis la dernière guerre entre Dieux et Démons, durant laquelle les Démons avaient été chassés de l’Origine par les Dieux et contraint de rester sur la Terre, de vieilles rivalités subsistent. Une nouvelle guerre est d’ailleurs sur le point d’éclater. Lors de la précédente, Kai Wren s’était brillamment illustré en tuant un des Dieux les plus puissants. Il y avait acquis le surnom de Lord Demon, l’Exterminateur de Dieux…

Critique

Le regretté Roger Zelazny n’a pas eu le temps de finir cette histoire, c’est donc sa femme, Jane Lindskold qui a terminé ce livre à partir des notes de son époux (et on l’en remercie grandement). On retrouve dans ce très bon roman tous les ingrédients qui ont fait la renommé de Zelazny, soit un style vif et chaleureux, un univers riche et intéressant, des personnages charismatiques ainsi qu’une histoire de plus en plus passionnante au fil des pages… Une petite perle, ce livre est pour moi le plus complet, le plus aboutit et le plus maîtrisé des romans de Zelazny, avec de l’humour, de bonnes scènes d’actions, une intrigue bien menée, de très bonnes idées (les bouteilles) et une fin qui surprend. Que demander de plus ? ! Certes, le livre se finit un peu vite mais c’est sûrement du au fait qu’il soit si prenant…

Un roman qui fait plaisir et où l’on décèle la patte si particulière de Zelazny. C’est écrit au dos du livre : « Vous avez aimé Le cycle des Princes d’Ambre… Vous allez adorer ce livre ».

Le Maître des ombres, une critique de la littérature pour cet été.

Le Maître des ombres

« Je suis Le Maître des Ombres ! Seigneur du Bastion de l’Ombre ! Je suis Jack le voleur qui marche en silence et dans l’ombre ! J’ai été décapité à Iglès et j’ai resurgi des Fosses à Immondices de Glyve. J’ai bu le sang d’un vampire et dévoré une roche. Je suis celui qui a rompu le Traité. Celui qui a inscrit un faux nom sur le Livre d’Ells. Je suis le prisonnier du joyau. J’ai dupé le Seigneur du Fort-Colère et je retournerai me venger de lui. Je suis l’ennemi de mes ennemis. »
Je trouve cette quatrième de couverture excellente pour vous résumer le livre.

Critique

Que de bonheur de lire un livre comme celui-là! C’est incroyable. Roger Zelazny arrive à créer des personnages extraordinaires pour les faire vivre dans un monde complètement délirant, point de vue réalisme. Les noms des personnages sont presque ridicules, mais Roger Zelazny joue avec ces noms pour notre plus grand plaisir. Jack est un héros comme je les aime, il est seul contre tous. Mais il n’en a cure, il veut se venger donc il se venge et fera tout pour y arriver. Il est rusé et exploite cette capacité à fond, trouvant des petits trucs qui agacent ses ennemis. Un autre point fort du livre : l’humour (que chacun appréciera différemment). Que de crises de rires sur mon livre, seul comme un idiot. Les dialogues sont hilarants (cf. le dialogue avec le Seigneur des Chauves-souris dans le joyau). J’ai entendu parler d’humour de flics des films américains pour faire référence à celui de Zelazny, et ce n’est pas si faux que ça, moi j’adore. Les situations incongrues dans lesquelles se retrouve Jack nous emmènent à la découverte de la Face Diurne et Nocturne du monde, où Jack monte ses plans. Je jubile devant cette oeuvre qui, à mon grand regret, se lit beaucoup trop vite.

Un Cycle des princes d’Ambre en miniature et en un roman. Roger Zelazny, le créateur de personnages tordus dans des mondes délirants pour le bonheur des fans et des lecteurs. Une lecture rapide, peut-être trop, mais d’un effet immédiat et puissant!